Vos Personnages et Vous… 01 – Fanny Bernard

6 mars 2019

« Vos Personnages Et Vous… »
Fanny Bernard

 

Aujourd’hui, vous allez découvrir le premier volet d’une série d’interviews qui devrait vous en apprendre plus sur les relations que nos auteurs entretiennent avec leurs personnages… Chaque premier et troisième mercredi du mois, je serai ravie de soumettre ces questions parfois étranges à mes collègues.

Pour ouvrir le bal, nous accueillons dès à présent l’adorable Fanny Bernard, autrice de romans contemporains et de nouvelles psychologiques. Elle se décrit comme curieuse, bavarde, tordue, naïve et impatiente ; et elle sera accompagnée, entre autres, de Gabrielle, tout droit sortie de  « Histoire de Bizangos », de Djibril de « Plume Noire » et de Anny, personnage de « La Belle Histoire ».

Merci d’avoir accepté de participer à cette interview un peu différente ! Prête ?

Oui les questions sont vraiment stimulantes ! Merci !

 

— Vous vivez une histoire d’amour avec un de vos personnages, lequel ?

Tous… ou presque !  Avec une préférence pour Djibrill de Plume noire pour un amour platonique ou Gabrielle dans Histoire de Bizangos si j’étais lesbienne !  Mais Thomas et René sont ceux qui me ressemblent le plus et ressemblent également le plus aux hommes que j’ai aimés dans la vraie vie. Froids, snobs mais tendres ! Je pense que Henri serait ravi d’avoir une conquête de plus mais il n’est pas tellement mon genre !

 

— Il/elle finit par vous quitter, vous vous confiez à qui ?

Je crois que seule Anny de La belle Histoire pourrait me comprendre. Ou Klara dans mon prochain roman !

 

— Vous avez bouclé tous vos textes en cours, vous vous offrez donc une pause bien méritée ! Vous vous échappez où et avec qui ?

J’accompagne Antoine de Un Fidèle dans un de ces nombreux voyages. Au Mexique par exemple. Ou encore je m’invite dans l’appart hanté de René dans Histoire de Bizangos.

 

— Votre vie est en danger, vous ne pouvez contacter qu’un et un seul de vos personnages pour qu’il vous sauve. Vous appelez qui ?

Je crois que Antoine est le plus cartésien donc le plus efficace. Mais Alice dans Histoire de Bizangos est pleine de ressources et de surprises !

 

— Vous trouvez un chaton blessé et abandonné, vous ne pouvez pas le garder. Vous le confiez à qui ?

Je crois que Henri de Pourquoi il ne faut pas tuer tout de suite son voisin serait l’hôte idéal.  Un homme à chat ! (À utiliser aussi au féminin !)

 

— Ambiance plus noire, vous sombrez du côté obscur. Qui serai(en)t le(s) parfait(s) acolyte(s) pour commettre un crime ?  

L’avantage de Sylvie dans Pourquoi il ne faut pas tuer tout de suite son voisin c’est qu’on ne la suspecterait jamais ! Mais Anny de la Belle Histoire serait encline à me suivre les yeux fermés : une complice fiable. Léonise dans la Belle Histoire est aussi une sacrée criminelle en un sens…

 

— Vous décidez de changer totalement d’univers, vous réécrivez votre ouvrage en prenant un genre diamétralement opposé. (ex : une romance devient un roman d’horreur, un feel-good vire  au drame) Que devient votre personnage principal?

Si Un Fidèle était une romance, je pense que Antoine sauverait Emmanuelle de son meurtrier de père et l’épouserait dans un pré normand au milieu des vaches !

 

— Disney adapte votre roman en dessin animé (si, si, je vous assure). Seule exigence des studios, adaptation façon Robin des Bois : tous les personnages deviennent des animaux ! Ça donne quoi ?

Djibril est un lion, Anny un écureuil, Henri un loup, Sylvie une chouette, René un aigle, Antoine un paon, Thomas un tapir, Gabrielle une chimère  inspirée des loas vaudou… une belle ménagerie ! Facile je m’inspire souvent d’animaux dans mes romans comme dans ma pratique de prof de théâtre !

 

— On organise un casting pour un calendrier pour l’an prochain. Thème : les péchés capitaux. Un de vos personnages décide de tenter sa chance : il auditionne pour lequel ?

La luxure pour Gabrielle dans Histoire de Bizangos car elle vit de plaisirs sensuels.

Le vol pour Thomas Simon qui pille les romans et la vie des autres pour trouver l’inspiration mais ce n’est pas un pêché capital, si ?

 

— Si ce n’est pas déjà le cas, la fin d’un de vos romans vire au conte de fées. Dernière phrase : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Qui y a droit ?

Anny a eu une fin digne d’un conte de fées. Je souhaiterai la même chose à Djibrill dont le terrible destin s’est brisé en mille éclats de Plume.  Je le marierai à Samuel et ils seraient heureux ad vitam aeternam.

 

— Et puisque nous en sommes aux fins, pensez-vous que certains de vos personnages auraient aimé avoir une histoire qui se termine totalement différemment ?

Sans doute Djibrill justement. Et aussi Emmanuelle. René a dû adorer sa fin réaliste dans Histoire de Bizangos mais je le soupçonne de moins apprécier sa fin fantastique !

 

— Un dernier mot ?

J’espère que les lecteurs de mes réponses ne se perdront pas avec tous ces personnages mais c’est trop dur de faire des choix !

 

Merci infiniment à Fanny de s’être prêtée au jeu ! Si ses personnages ont éveillé votre curiosité, n’hésitez pas à découvrir sa page auteur juste ici.

Quant à moi, je vous donne rendez-vous le 20 mars, pour une plongée dans l’univers de L.A. Bailey…

 

Au plaisir,

 

Flore.

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