Vos Personnages et Vous… 04 – Céline Saint-Charle

17 avril 2019

 

 « Vos Personnages Et Vous… »
Céline Saint-Charle

 

 

Nouveau rendez-vous pour nous, le dernier d’avril, et il aura lieu en compagnie de Céline Saint-Charle, une autrice accomplie qui oscille aisément entre les genres. Lorsque Céline a dû choisir cinq mots pour se décrire, elle avait, entre autre, choisi dormeuse. C’est pourtant en pleine forme que nous la retrouvons aujourd’hui, escortée de nombreux personnages, dont la colérique Mei et la jeune Lucie.

 

— Merci d’avoir accepté de participer à cette interview un peu différente ! Allons-y ! Vous vivez une histoire d’amour avec un de vos personnages, lequel ?

Sans hésiter, Total, la créature qui apparaît dans le deuxième et troisième tome de ma trilogie « Les Nouveaux Temps ». D’une gentillesse inégalable et d’une fidélité à toute épreuve, il est idéal ! Bon, son aspect physique n’est pas très conventionnel, mais l’amour est aveugle…

 

— Il/elle finit par vous quitter, vous vous confiez à qui ?

À Lucie, la petite fille de ma nouvelle « Après tout, ça arrive tous les jours ». Je lui fais confiance pour me concocter une vengeance digne de ce nom.

 

— Vous avez bouclé tous vos textes en cours, vous vous offrez donc une pause bien méritée ! Vous vous échappez où et avec qui ?

Je m’offre une virée à Londres avec Sabrina, l’héroïne de mes deux nouvelles « Comment impressionner sa belle-mère » et « Le rêve américain ». Avec elle, dépaysement garanti et fous rires à tout instant. Partir en vacances avec une Miss catastrophe promet de bons moments.

 

— Votre vie est en danger, vous ne pouvez contacter qu’un et un seul de vos personnages pour qu’il vous sauve. Vous appelez qui ?

Ben, le caïd de « Comme un moineau ». Avec toute la logistique et les « soldats » à sa disposition, il ne fera qu’une bouchée de ceux qui me menacent. C’est clair ?

 

— Vous trouvez un chaton blessé et abandonné, vous ne pouvez pas le garder. Vous le confiez à qui ?

À Virginie Pujol, l’un des sept personnages de « #SeulAuMonde », elle a largement prouvé son amour des animaux et sa capacité à s’en occuper.

 

— Ambiance plus noire, vous sombrez du côté obscur. Qui serai(en)t le(s) parfait(s) acolyte(s) pour commettre un crime ?

Mohammed de « Comme un moineau », il est ultra violent et se contrefiche complètement des conséquences, la vie humaine n’a aucune valeur pour lui. Y compris la mienne, mince !

 

— Vous décidez de changer totalement d’univers, vous réécrivez votre ouvrage en prenant un genre diamétralement opposé. (ex: une romance devient un roman d’horreur, un feel-good vire  au drame) Que devient votre personnage principal?

Judith, de « Comme un moineau » pourrait quitter l’univers très noir du roman pour devenir une princesse à la Disney, vivant une vie de guimauve et de paillettes dans sa cité de banlieue. D’ailleurs, à l’instar de la plupart des contes de fées, Judith se laisse déjà porter par les événements, sans chercher à maîtriser sa vie. Il suffit de lui mettre une robe longue, de lui faire chanter une ou deux chansons mièvres et le tour est joué.

 

— Disney adapte votre roman en dessin animé (si, si, je vous assure). Seule exigence des studios, adaptation façon Robin des Bois : tous les personnages deviennent des animaux ! Ça donne quoi ?

Prenons « #SeulAuMonde » et ses sept nains personnages. Maggie devient une poule dodue et maladroite. Virginie une chouette à lunettes, sage et réfléchie. Mei une musaraigne craintive. Kenjo un ours débonnaire et protecteur. Markus un renard au pelage flamboyant. Massimo un loup solitaire. Peter un lémurien triste.

 

— On organise un casting pour un calendrier pour l’an prochain. Thème : les péchés capitaux. Un de vos personnages décide de tenter sa chance : il auditionne pour lequel ?

Mei de « #SeulAuMonde », elle est sûre de remporter la place pour la colère. Je ressentais sa rage presque physiquement en écrivant le livre.

 

— Si ce n’est pas déjà le cas, la fin d’un de vos romans vire au conte de fées. Dernière phrase : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Qui y a droit ?

Baba, de « Comme un moineau ». Il mérite amplement un peu de bonheur, vu la vie de merde que la loterie cosmique lui a attribuée.

 

— Et puisque nous en sommes aux fins, pensez-vous que certains de vos personnages auraient aimé avoir une histoire qui se termine totalement différemment ?

Tous les personnages de « #SeulAuMonde » assurément, ainsi que Judith de « Comme un moineau ». Certains personnages des Nouveaux Temps également. En fait, je réalise que je ne suis pas toujours tendre avec mes personnages, les pauvres…

 

— Un dernier mot ?

Mine de rien, cette interview n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Elle m’a obligée à réfléchir à mes écrits, à retourner à la rencontre de mes personnages. C’était à la fois doux et amer, comme quand on retrouve des amis perdus de vue autour d’un verre.

 

Merci à Céline de s’être prêtée au jeu ! Si vous désirez en apprendre davantage sur ses personnages, je vous invite à aller déambuler sur sa page auteur que vous trouverez juste ici.

Vous et moi, nous avons désormais rendez-vous le 1er mai, pour une découverte de l’univers d’Attila Valpinson.

 

Au plaisir,

 

Flore.

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