Vos Personnages et Vous… 08 – Hilda Alonso

19 juin 2019

 

 « Vos Personnages Et Vous… »
Hilda Alonso

 

 

Deuxième interview de juin et nous voilà en compagnie d’une autrice de nouvelles et romans graphiques : Hilda Alonso. Hilda a pour genre favori le fantastique, alors pouvait-on rêver meilleure date pour la recevoir ? Ce rendez-vous est celui qui tombera le plus près du solstice, idéal donc pour suivre les vampires, les créatures des marais et les sorcières qui accompagnent Hilda…

 

Merci d’avoir accepté de participer à cette interview un peu différente ! Prête ?

Curieuse, en tout cas !

 

— Vous avez bouclé tous vos textes en cours, pour fêter cela, un ou plusieurs de vos personnages décident de vous organiser des vacances de rêves ! Qui s’occupe(nt) de tout et où vous emmène(nt)-il(s) ?

Je crois que c’est avec ma bande sorcières que j’aimerais partir. Parce que ce sont des personnages qui ont le goût de l’essentiel comme les promenades en silence pour mieux sentir le vent et observer les plantes. Ce sont des caractères qui savent que l’amitié c’est quand on est aussi bien, aussi libre, aussi serein avec des autres bien choisis que quand on est seul. Elles trouveraient une grande maison de campagne, cossue, ancienne, avec une treille, une cheminée, un puits. Un endroit où on peut fumer dans son bain ! On ne se retrouverait que pour cuisiner en écoutant Desproges, et lors de repas qui dureraient des heures. Le reste du temps, chacune oeuvrerait dans son coin.

 

— Cette petite pause est le moment de vous confier : vous avez le béguin pour un de vos personnages, qui est l’heureux(se) élu(e) ?

Ce serait Aubert, le vieux bibliothécaire de ma nouvelle « Carpe noctem ». Je ne résiste pas au charme des années, des lunettes et d’un regard concentré sur une lecture.

 

— À quoi ressemble votre romance ? Passionnée ? Tendre ? Chaotique ?

Mes histoires d’amour ressemblent surtout à des histoires secondaires en fait ! Ce sont des relations qu’on peut dire passionnées, donc plus ou moins chaotiques. J’aime évoquer l’amour mais j’aime le faire dépendre d’autres considérations. J’aime que l’amour soit une question de survie.

 

— Ambiance plus noire, vous sombrez du côté obscur. Qui serai(en)t le(s) parfait(s) acolyte(s) pour commettre un crime ?

Le souci, c’est d’en choisir un ! Ils seraient tous parfaits pour ça et certains ont même de l’expérience ! Du coup, je choisirais le tueur à gages de ma nouvelle « Coup double ».

 

— On organise un casting pour un calendrier pour l’an prochain. Thème : les péchés capitaux. Un de vos personnages décide de tenter sa chance : il auditionne pour lequel ?

Ce serait Aëlle, l’héroïne de mon roman graphique L’Émeraude, histoire de vengeance. Aëlle est l’exacte représentation de la colère pour moi.

 

— Vos univers et histoires se mélangent, vous devez écrire une romance entre deux personnages de deux livres différents. Qui ?

J’ai déjà bien du mal à écrire une histoire d’amour ! Et les cadres des histoires, bien que dans le même univers, sont très différents… C’est vraiment une question très difficile pour moi. Peut-être que quelque chose pourrait se dessiner entre Bledri, le louvetier de Ce dont rêvent les Ombres et la Vouivre des Contes de la Vouivre.

 

— Vous décidez de changer totalement d’univers, vous réécrivez votre ouvrage en prenant un genre diamétralement opposé. (ex: une romance devient un roman d’horreur, un feel-good vire au drame) Que devient votre personnage principal?

Je crois que je transformerais Le Cabinet de Curiosités, le roman graphique fantastique cosigné avec Alexandra V Bach, en pièce de théâtre. Le personnage principal, Yotika (la femme-araignée) deviendrait jardinière.

 

— Vous trouvez un chaton blessé et abandonné, vous ne pouvez pas le garder. Vous le confiez à qui ?

Aussi dangereux que puissent se montrer mes personnages, aucun ne serait capable de faire du mal à un animal. Les plus habitués seraient Diane et Robin, mes vampires végétariens qui recueillent tous les animaux.

 

— Vos personnages secondaires se sont récemment concertés et ils sont arrivés à la conclusion qu’ils feraient d’excellents personnages principaux ! Vous décidez d’offrir cette chance à l’un d’eux, qui choisissez-vous et dans quel genre l’emmenez-vous ?

Il s’agirait de Samson, le fils de famille dans « Le Soleil de l’Homme » où on ne fait que le croiser sans comprendre son quotidien. Je le plongerais au cœur d’un conte. Il mériterait une atmosphère lourde et une histoire complexe similaire à la série Mr Robot.

 

— Si ce n’est pas déjà le cas, la fin d’un de vos romans vire au conte de fées. Dernière phrase : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Qui y a droit ?

J’ai déjà fait de sales coups à mes personnages mais là, j’avoue que je n’ai pas osé… Par ironie, cela concernerait tous les vampires de mon recueil Exsangues ! J’évoque d’ailleurs cette question dans une des nouvelles, où une vampire se préoccupe beaucoup de sa descendance…

 

— Et puisque nous en sommes aux fins, pensez-vous que certains de vos personnages auraient aimé avoir une histoire qui se termine totalement différemment ?

Vu ce qui leur arrive, je pense que tous mes personnages auraient voulu une réécriture !

 

— Un dernier mot ?

Hurluberlu !

 

Un grand merci à Hilda, pour s’être prêtée au jeu avec bienveillance. Sa page auteur que vous trouverez en suivant ce lien regorge encore de révélations, le lieu est parfait si vous désirez prolonger la découverte…

Je vous retrouverai en juillet, le 3 pour être précise, si le cœur vous en dit… Le rendez-vous sera en compagnie de Christophe Matocq.

 Au plaisir,

Flore.

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