Vos Personnages et Vous… 12 – Pierre Thiry

21 août 2019

 « Vos Personnages Et Vous… »
Pierre Thiry

 

Notre dernier rendez-vous de l’été se déroulera en compagnie de l’auteur Pierre Thiry. Un auteur que l’on ne saurait rattacher à un genre particulier puisqu’il navigue entre romans, poésies et romans jeunesse. Nous le retrouvons aujourd’hui, lui, son humour et ses titres d’ouvrages à rallonge. Pour preuve, je peux vous souffler qu’il est accompagné de Sapience de Pressiozitedemerode, une sirène du roman jeunesse « La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi » !

— Merci d’avoir accepté de participer à cette interview un peu différente ! Prêt ?

Je me prépare. Ça y est je suis prêt.

 

— Vous vivez une histoire d’amour avec un de vos personnages, lequel ?

Avec Salammbô, évidemment! C’est le prénom de la compagne de Jules Kostelos dans « Le Mystère du pont Gustave-Flaubert ».

 

—Elle finit par vous quitter, vous vous confiez à qui ?

À la superbe étrangère du sonnet 79 dans « Sansonnets un cygne à l’envers ».

 

— Vous avez bouclé tous vos textes en cours, vous vous offrez donc une pause bien méritée ! Vous vous échappez où et avec qui ?

Je m’échappe au pays des points-virgules avec Charles Hockolmess, le chat noir au chapeau melon de « Ramsès au pays des points-virgules ».

 

— Votre vie est en danger, vous ne pouvez contacter qu’un et un seul de vos personnages pour qu’il vous sauve. Vous appelez qui ?

Sapience de Pressiozitedemerode la célèbre sirène évoquée dans « La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi »

 

— Vous trouvez un chaton blessé et abandonné, vous ne pouvez pas le garder. Vous le confiez à qui ?

À Augustin le chien qui faisait n’importe quoi (il paraît que maintenant il ne fait plus n’importe quoi, je suis certain qu’il prendra grand soin de ce pauvre malheureux chaton). Cette interview est d’une cruauté inimaginable au regard des valeurs en usage sur les réseaux sociaux: on n’abandonne pas un pauvre malheureux chaton, blessé de surcroit… Qu’aurions-nous fait sans Augustin?

 

— Ambiance plus noire, vous sombrez du côté obscur. Qui serai(en)t le(s) parfait(s) acolyte(s) pour commettre un crime ?

Les loutres des sonnets 67 et 68 de « Sansonnets un cygne à l’envers ». Qui songerait à soupçonner des loutres du détournement du vol Helsinki Moscou vers les îles Caïmans ?

 

— Vos univers et histoires se mélangent, vous devez écrire une romance entre deux personnages principaux de deux livres différents. Qui ?

Une belle histoire passionnelle et mouvementée entre la sirène de « Sansonnets aux sirènes s’arriment » et le cygne de « Sansonnets un cygne à l’envers » me parait tout indiquée.

 

— Et entre personnages secondaires ?

Ils sont tellement nombreux… SI j’en choisis deux. Je suis presque certain que les autres vont immédiatement se révolter…  Pour limiter les risques je vais choisir le frelon barbu de « Féroce ritournelle » (sonnet 91 de « Sansonnets aux sirènes s’arriment ») et la taupe qui apparaît dans « Le Cheval et la taupe » (le sonnet 46 de « Sansonnets un cygne à l’envers »).

 

— En parlant de personnages secondaires… ils en ont marre, se révoltent ! Vous devez écrire une histoire pour l’un d’eux. Lequel et quel genre ?

Ah non, j’en étais sûr, c’est malin. Tout ça à cause d’une simple histoire d’amour entre un frelon barbu et une taupe… Comment vais-je réparer cela? Je crois que j’essaierais d’écrire une sorte de trilogie (éditée sur papier vélin dans des reliures en cuir à tranche dorée) qui raconterait l’incroyable rencontre amoureuse entre le cheval du sonnet 46 de « Sansonnets un cygne à l’envers » et la reine des abeilles du sonnet 91 de « Sansonnets aux sirènes s’arriment ». Dans ce roman fleuve on pourrait aussi faire intervenir Isidore Tiperanole (du conte « Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines) et Madame Brichard de « La Princesse Élodie de Zèbrazur… » Avec Madame Brichard on est bien certain que tout finira par rentrer dans l’ordre.

 

— Si ce n’est pas déjà le cas, la fin d’un de vos romans vire au conte de fées. Dernière phrase : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Qui y a droit ?

Ben c’est évident: La reine des abeilles du sonnet 91 de « Sansonnets aux sirènes s’arriment » et le cheval du sonnet 45 de « Sansonnets un cygne à l’envers. » Si je me fatigue à écrire trois-mille pages que ce soit au moins pour un résultat qui récompense cette épouvantable fatigue.

 

— Et puisque nous en sommes aux fins, pensez-vous que certains de vos personnages auraient aimé avoir une histoire qui se termine totalement différemment ?

Oui, les personnages de « Ramsès au pays des points-virgules » pensent cela (celles et ceux qui connaissent le livre comprendront, celles et ceux qui ne l’ont pas lu se rueront chez leur libraire après cette interview).

 

— Un dernier mot ?

Si vous m’y autorisez, je ne crois pas que je dirai ici et aujourd’hui mon dernier mot… J’aimerais bien que le jour où j’aurai à le dire arrive le plus tard possible et dans l’avenir le plus lointain qui soit.

 

Merci à Pierre de s’être prêté au jeu. Si sa bonne humeur et ses personnages ont éveillé votre curiosité, vous pouvez toujours partir vadrouiller sur sa page auteur, elle est juste ici.

Nous, nous pourrons nous retrouver dès le début du mois de septembre. Le mercredi 4, Frany Jane Cavalier vous présentera son univers, une parenthèse bien à elle…

Au plaisir,

Flore.

 

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