Borsari Alexandra


Autrice d’un journal de vie nomade et de fictions.
www.alexandraborsari.org

En caravane depuis avril 2017, je poursuis à un niveau pratique ce que j’ai cherché pendant mon doctorat* : le lieu idéal, aujourd’hui matérialisé par ma maison mobile. Celle-ci est à la fois un refuge et un objet posé dans l’espace public pour en questionner la nature. Ma vie nomade est une manière d’explorer les contraintes des mondes sociaux et aussi un processus d’autotransformation que je documente avec la publication de mon journal de bord.
Mon rapport à l’écriture est cependant bien plus ancien : poésie, fiction. Je ne fais que commencer d’ouvrir mes tiroirs numériques.

*doctorat de science politique, déc. 2010, Université de Marne-la-Vallée sur la quête du paradis perdu : http://theses.fr/227457528.

« Tr@que, le web 0.0 », sorti en 2019 (roman)

Dans une Guyane en partie imaginaire et dans un futur proche, 11 webjournalistes sont à la recherche d’un homme perdu en forêt. Plus que de le retrouver, leur objectif est de permettre à leur employeur de faire du chiffre. Mais ce ne sera pas aussi simple.
Texte léger, fantaisiste, à ne surtout pas prendre au premier degré, ce roman débute par un pastiche affectueux de roman créole et se poursuit par un mélange de roman policier et de récit d’initiation. Les personnages sont également proches du cliché et jonglent avec les stéréotypes. Un divertissement écrit fin 2001 – début 2002 avec jubilation.

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« La liberté, ça s(e) (ap)prend – Jalons pour une (auto-)ethnographie – Journal de bord, nomade année 1 : 7 avril 2017 – 17 avril 2018 », sorti en 2020 (témoignage, auto-ethnographie)

Nomade en caravane depuis avril 2017, je tente de saisir, avec ce journal, ma transformation au quotidien.
Ce texte commence par une introduction générale qui situe la démarche et présente un aperçu des changements opérés en 3 ans. Il se poursuit avec les notes de la première année (avril 2017 – avril 2018). Celles-ci sont publiées dans une forme presque brute pour poser des jalons en vue d’une (auto) ethnographie et permettre à d’autres chercheurs, voyageurs et sédentaires de s’en emparer.
Ma caravane est un bateau de terre qui me permet de naviguer et d’explorer les courants sociaux. Ce texte reflète mon regard de chercheuse-promeneuse sur mon ancien monde sédentaire. Il lui est en partie dédié: afin que ceux qui, comme moi hier, pensent qu’ils ne peuvent vivre autrement puissent peut-être envisager de secouer le joug du quotidien.

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« Le hurlement du papillon », sorti en 1995 chez les Editions Saint-Germain-des-Prés

Deux jeunes poètes nous offrent ce livre : deux voix non mêlés mais poussés ensemble, amies, complices, chacune dans son registre.

Ce qui caractérise l’élan de Cécile Brisson (plus tendre et romantique) et d’Alexandra Borsali (plus brève et brutale). C’est le refus des fards et des conventions, leur ‘lumière hurlante’, la violence contre les illusions du prêt-à-porter mental aujourd’hui. N’est-ce pas rimbaldien, cela : ‘J’ouvre les étoiles et je les lis’ ?

Dans les pages de Le Hurlement du papillon, contre l’univesel gâchis, se pressent le réalisme et l’ironie, la photo du monde et l’illusion, la vérité et la réflexion. La romance y voisine avec la chanson de haine. Puis, si l’on y crache parfois sur des portraits taillés au vinaigre, l’amour nous enlève d’un galop à l’Ennui.

Enfin, on nous y vonfie un trésor, la spontanéité : ‘On ne relit pas une lettre d’amour : on pourrait y faire des fautes de sentiments.’

 

Nomade, engagée, exigeante (et pénible!), ourse (dans sa grotte), sensible (je triche un peu).

 

« Si le monde social m’est supportable c’est parce que je peux m’indigner »

Pierre Bourdieu

 

Mon auteur préféré est Darwin, mon livre préféré est ‘L’homme sans qualité’ de Robert Musil et ‘De l’origine des espèces’ de Darwin, mes genres préférés sont la correspondance (pour la plongée dans l’intimité des relations humaines, de la construction d’une œuvre) puis les journaux intimes, les récits de voyage, les témoignages et les romans, mon personnage préféré est Achille dans l’Iliade pour son monologue contre la guerre.