Rétoret Laurent


Auteur de… longs silences incohérents entrecoupés de phrases plus ou moins ordonnées.
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Longtemps je me suis rêvé Carver, Morisson ou Hemingway. Je tiens beaucoup moins bien l’alcool qu’eux, mais j’ai quand même décidé de m’assumer. Ne pas écrire serait une lâcheté, céder à l’inertie molle des temps : un reniement. J’ai peu de choses à dire, encore moins à démontrer : j’écris. On aime, ou on n’aime pas : ceci n’est déjà plus mon affaire.



« Sentiers de l’imaginaire », sorti en novembre 2017 (poésie)

Sentiers de l’imaginaire, c’est un recueil de micro-nouvelles, de textes poétiques en prose et en vers empruntant à l’univers de chacun des trois auteurs. Graves ou plus légers, tendres ou nostalgiques, c’est à une balade tendre ou colorée que chacun de leurs textes vous convie.

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« Intérieur-bar », sorti en juin 2018 (chroniques théâtralisées)

Le bar. Le café. Le bistrot. Le cercle. L’estaminet. Le troquet. Le rade… Tant de noms donnés à ce lieu où se jouent les grands et petits drames du quotidien…
Objet de fantasmes des uns, rendez-vous onirique des autres, c’est à cet endroit de tous les possibles que les personnages de ce livre tentent de rendre hommage, avec bienveillance et poésie.
Autour du zinc, tour à tour meurtris ou désabusés, sages ou bien désespérés, ces humbles acteurs de la banalité des jours mettent nos vies en scène, avec ce qu’il faut d’émotion et de délicatesse, explorant le mystère subtil du comptoir au cours de tendres et émouvants voyages immobiles.

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« Samoani », sorti en novembre 2010 chez Mon Petit Éditeur

« Lucie chipotait dans son assiette. Elle avait fait la fête la veille au soir avec des copines et menaçait de s’’endormir à table. L’envie de fumer la chatouillant, elle faisait d’incessants allers-retours entre la salle à manger et le jardin. Je pouvais reconnaître cette odeur caractéristique d’herbe qui lui collait à la peau à chacun de ses retours. S’écroulant sur sa chaise plutôt que s’asseyant, elle me décochait à chaque fois un sourire éclatant. Je crois que j’adorais cette fille. »

À quarante ans, David tout comme sa soeur et ses frères subit son passé. Plus de vingt ans après sa mort, le clan Balans tiraillé entre les liens du sang et les intérêts, reste prisonnier de l’ombre du père. La pire des prisons n’est-elle pas celle que l’on se construit? 

 

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« Quatre-doigts », sorti en novembre 2011 chez Mon Petit Éditeur

« Une chose était sûre : on ne voyait jamais Franck sourire et son œil d’un noir d’encre vous glaçait le sang. C’était le genre de garçon capable de vous regarder de longues minutes sans jamais ciller, avec cet air vague et triste, comme si vous étiez déjà mort ou en passe de le devenir. Quand Franck Marciano vous regardait comme ça, la meilleure des choses à faire était encore de fuir. »

Dans une ultime et incroyable confession, un vieillard retrace sa vie et sa carrière au sein de la mafia italo-américaine. Ce récit captivant, véritable plongée dans la part d’ombre d’une Amérique d’après-guerre, brosse avec caractère le portrait d’un homme proche mais pourtant très éloigné de nous : celui d’une légende noire.

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« Pecan Blues », sorti en février 2017 chez Mon Petit Éditeur

Fils de fermiers noirs travaillant sur les terres de coton de la plantation Decker à Greenwood, Mississippi, la vie de Joe Jackson est loin d’être idéale. Doux et rêveur, entièrement tourné vers la musique, il assure sans passion les tâches domestiques dévolues à son état d’arrière-petit-fils d’esclave. Libre dans la loi, la réalité de son existence s’avère moins évidente au quotidien. Tentante peut-être la volonté de rébellion et de changement permettant de fuir les souvenirs funestes et les choses tues du petit monde de la plantation. Mais le Sud reste le Sud, cet envoûtement permanent où les hommes blancs sont les maîtres et les hommes noirs leurs serviteurs, où le blues demeure le seul exutoire, la dernière terre de rêve et de liberté. Pour Joe Jackson, la musique l’emporte quelquefois. Quelquefois seulement…

 

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« Proches horizons », sorti en février 2017 chez Mon Petit Éditeur

« La première chose à laquelle je pense, c’est un monolithe. Quelque chose de massif, un bloc épais d‘égocentrisme et d’indifférence au monde réel : un monolithe extrêmement solide, inattaquable, vraiment coriace à l’extérieur, mais dont l’épicentre, le cœur, serait empli de sable, de craie tendre et friable. Ou bien une tortue. Une bestiole molle au fond d’une coquille incassable. Un cerveau reptilien captant du fond de sa cuirasse la nature des choses qui l’entourent, lui permettant ainsi d’assurer sa survie sans jamais l’atteindre – je veux dire : l’atteindre vraiment. Un concept vaguement humain suffisamment évolué pour appréhender, disséquer et restituer l’essence même de ce qui fait de nous des femmes et des hommes ; de l’étrange ballet résultant de l’incroyable palette de sentiments, d’émotions qui nous gouvernent et des événements qui les mettent en scène. Une vieille tortue de mer qui ne se laisserait pas prendre à toute cette bouillie socio-psycho-comportementale qui nous permet plus ou moins de figurer dans le monde. Ou alors un Martien. Pire : un écrivain. »

Dans ces cinq nouvelles, l’auteur brosse le portrait de personnages complexes aux aspirations et aux faiblesses si fragilement humaines que chacune de ces histoires semble surgir de bien proches horizons… 

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« Terra Murata », sorti en novembre 2017 chez Mon Petit Éditeur

« Il avait encore rêvé. Bien que le corps de son rêve demeurât assez obscur, il en restait des sensations diffuses de palmiers courbés sur la grève, une odeur forte de tabac, des parfums de fleurs lourds et entêtants, ainsi que des visions de bateaux bariolés et des rires d’enfants à la peau gorgée de soleil. Ce rêve, il le faisait de plus en plus souvent sans qu’il puisse en déterminer la raison. La vieillesse qui approchait, sans doute. Avec l’âge, il lui arrivait des choses étranges comme d’oublier le nom des rues, les dates ou les événements de sa vie. Le temps était un lent continuum dont on ne conservait rien. Il vous glissait comme de l’eau entre les doigts. Les gens changeaient – rarement en bien – et il ne faisait pas exception. Il y avait longtemps qu’il ne se racontait plus d’histoires. Peut-être que ce rêve était une conséquence positive de la vieillesse. Après tout, il était juste qu’il y ait des compensations. »

Pour l’amour d’une jeune fille, Périclès le vieux pêcheur Napolitain et son ami Salvatore, l’ancien professeur de dessin, se lanceront dans une aventure incertaine, égrenant leurs souvenirs au fil des jours, évoquant quelquefois leurs rêves, mais aussi leurs blessures profondes.

 

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Ma femme dit : ténébreux (je préférais : sombre), volontaire (je pensais à suicidaire), juste (égoïste m’allait mieux), solitaire (mais ne l’est-on pas tous ?) et déterminé (je me disais qu’obtus, c’était plus tranchant).

 

« Rodrigue, as-tu du cœur ? »


Le Cid Corneille

 

Mon auteur préféré est mort, je le crains, mon livre préféré est bien rangé dans ma bibliothèque, ma saga préférée est sombre, triste et désespérée, mon genre préféré est un genre tout à fait charmant, mon personnage préféré est alcoolique, ordurier, cynique, pisse-froid et sans états d’âme. Sinon, j’aime bien Candy aussi. (pour les plus agés d’entre-nous…)